L’AS400 est-il mort ?

Article publié le juillet 18, 2019

Il a changé autant de fois de nom que le nombre de décennies qu’il a traversées depuis sa création. Il  s’est appelé système 36, système 38, AS/400, système i et maintenant IBM i. Mais il est toujours là. C’est cette boîte, petite ou grande, qu’on oublie au fond de la salle serveurs et sur laquelle on fait la poussière de temps en temps. L’IBM i défie le temps plus sûrement qu’une crème anti-rides et pourtant, il est aujourd’hui l’objet de toutes les railleries et sa présence même au sein des entreprises est remise en question.

 Faut-il cependant céder aux sirènes ou prendre en considération quelques années de bons et loyaux services ?

 

IBM i : une réputation hors-normes

Avec des taux de disponibilité de 99,9997 % et l’impossibilité de piratage, la solidité et la fiabilité sans précédent du système ne sont plus à démonter, en témoigne la base installée que la plateforme affiche. Dans les années 1990, les éditeurs de logiciels proposaient systématiquement leurs solutions sur cette plateforme.

Il y a quelques années, un article était même sorti dans un fanzine dédié à l’OS/400 (!!) mentionnant qu’en Asie, les collaborateurs d’une entreprise avaient sorti la machine de la salle serveurs, l’avaient balancée dans les escaliers pour finalement y mettre le feu. Toutes les données avaient pu être récupérées. Increvable.

Des compétences sur IBM i de plus en plus rares

 On ne vous apprend rien : les compétences sur IBM i se raréfient. A l’heure de l’Open Source et autre .net ou Java, apprendre le langage OS/400 pour un développeur, clairement, c’est pas glam. Surtout depuis l’avènement de nouvelles technologies comme UNIX ou Linux, si tant est qu’on puisse encore les qualifier de nouvelles. Pire : l’IBM i est considéré comme l’apanage des staffs en fin de carrière qui n’ont plus très envie d’évoluer. Un déficit d’image qui va jusqu’à penser que l’AS400 est has-been avec son isolement dans le système d’information et ses interfaces vertes et noires gérées par des DSI à la limite de la feignasse speedés à l’émulation 5250.

Pourtant l’IBM i reste une technologie de référence aux possibilités multiples

Car, non l’AS400, l’IBM i, le Power i, appelez-le comme vous le voulez, n’est pas mort, ni même juste has-been car, contrairement à ce que certains affirment, il a su s’ouvrir et évoluer.  « La plateforme est aujourd’hui capable de s’intégrer parfaitement dans n’importe quel système d’information, y compris dans des architectures orientées services (SOA) ou virtualisées. Les applications AS/400 peuvent aussi accueillir des interfaces dans l’ère du temps, identiques à celles utilisées avec les plateformes Java, .net et autre PHP, en phase avec les attentes des utilisateurs. »

En témoignent les investissements que Big Blue continue de faire sur la plateforme pour assurer son évolution et son adaptation aux nouveaux besoins du marché.

Alors on casse tout et on recommence ou on optimise ?

Dans un contexte où l’on est plutôt à la réparation et à la pérennisation des modèles plutôt qu’à une utilisation en mode kleenex des objets et des solutions, garder un système qui fonctionne semble quand même une solution moins onéreuse. Et plus rationnelle.

La vraie question à se poser, cependant c’est : est-ce que votre AS/400 répond toujours à vos besoins opérationnels ?

Oui ? Alors, il faut d’abord analyser les risques et déterminer ce qui doit être maintenu ou doit évoluer.

En effet, si l’AS/400 d’hier, celui du XXème siècle, était une machine dite départementale, le serveur s’est depuis transformé en serveur d’entreprise.

Ses puissances de calculs, de possibilité d’utilisateurs connectés simultanément tout en gardant ses fondamentaux de robustesse, fiabilité, simplicité et sécurité, font de lui le « mainframe » pour les PME et ETI. Et les PME et PMI, plus que toutes autres entreprises, ont des ressources informatiques internes limitées et doivent donc faire confiance à leur IT.

A l’ère de l’hyper convergence de ressources Cloud, des pannes gigantesques et des nombreuses réglementations sécurité en vigueur, l’IBM i, comme les gros mainframes Z, reste la solution incontournable pour faire de l’informatique transactionnelle dans les meilleures conditions.

Nouvelle architecture 3 tiers, socle base de données sur DB2, applications servers sur des systèmes ouverts ou Windows, client sur poste nouvelle génération smartphone ou tablette, le System i est parfaitement positionné pour répondre à toutes les problématiques des PME.

Pour faire évoluer votre IBM i, les possibilités sont nombreuses. Si vous n’avez pas les ressources pour faire les audits et mettre à plat ce qui doit l’être les équipes d’ID INFO peuvent vous aider.

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